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Ma'at Webmaster

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| Sujet: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:19 | |
| Parce que ces maladies sont souvent méconnues, parce qu'il est important de s'en protéger et parce que vous le valez bien, nous vous proposons ici un lexique des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) les plus répendues.
Les principaux thèmes que nous aborderons en détail :
- Le SIDA
- La Syphilis
- L'hépatite B
- L'Herpès génital
- La Blennoragie (ou gonorrhée)
- Le Chancre mou
- Les Chlamydias
- Les condylomes
- Les moyens de se protéger
A côté de ces principales maladies, d'autres MST sont plus rares : - L'infection au cytomégalovirus (CMV) est presque toujours silencieuse mais chez le patient atteint de Sida, elle est très grave - Les infections à mycoplasmes provoquent leucorrhées et signes urinaires - La vaginite à Gardnerella se traduit par des leucorrhées ayant une odeur désagréable de poisson pourri. Le diagnostic biologique repose sur l'identification du germe. Le traitement fait appel aux antibiotiques - La gale peut se transmettre par voie sexuelle ainsi que les poux du pubis.
/!\ Cette liste n'est pas exhaustive!
Sources : www.wikipedia.org, http://www.doctissimo.fr/html/sante/sante.htm, www.comlive.net _________________ >> gaya.forum@live.fr <<
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| Sujet: Re: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:31 | |
| Le SIDA
Ou syndrome de l’immuno-déficience acquise.
Rappelons premièrement que le virus du SIDA touche au total 33, 2 millions de personnes dans le monde. En Europe, c’est plus de 760 000 personnes qui sont concernée. Certes, proportionnellement ces chiffres sont insignifiants comparé au total de personnes contaminées. Cependant, je me permettrai une petite comparaison, histoire de faire redescendre sur terre les sceptiques : devons-nous oublier que des milliers d’homosexuels ont été déportés durant la Seconde Guerre mondiale sous prétexte que les juifs ou les tziganes y ont été plus nombreux ? La réponse est non. Il en va de même avec le SIDA, minimiser la chose ne la fait pas disparaître.
I- Le SIDA, qu’est-ce que c’est ?
C’est le nom d’un ensemble de symptômes consécutifs à la destruction de plusieurs cellules du système immunitaire par un rétrovirus. Le sida est le dernier stade de l'infection par ce virus et finit par la mort de l'organisme infecté des suites de maladies opportunistes. Il existe plusieurs rétrovirus responsables du sida, chacun infectant une espèce particulière. Le plus connu d'entre eux est le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) infectant l'Homme. Les autres virus sont, parmi d'autres, le VIS infectant les singes et le VIF pour le chat. En clair -> le VIH détruit tes défenses immunitaires (la faculté de ton corps à développer des anti-virus pour te protéger contre des maladies). Une fois tes défenses détruites, ton corps n’est plus protégé par rien, et tu peux mourir d’un simple rhume.
II- Comment on attrape le SIDA ?
Le VIH (virus responsable du SIDA), est présent en chacun de nous dans le sang. Chez les femmes, il est également présent dans les sécrétions vaginales et le lait ; chez les hommes, c’est dans le sperme et le liquide séminal (qui s’écoule au début de l’érection). C’est par ces liquides que le virus peut se transmettre, cependant, il faut qu’il y ait une forte concentration du virus pour qu’il y ait contamination. En effet, le VIH est un virus très fragile et qui survit très difficilement s'il se trouve en dehors de l'organisme humain. Aussi, ne sont pas contaminants : la salive, la sueur, les larmes, l'urine... car le virus est présent en quantité trop faible. Il n'y a donc aucun risque de transmission dans les activités de la vie quotidienne : embrasser, serrer la main, partager des objets (verres, vaisselle...) et dans les lieux publics (piscine, toilettes...).
1) Contamination par voie sexuelle
- Lors de rapports sexuels non protégés (pénétration vaginale ou anale sans préservatif)
- Lors d'une fellation, les risques sont infimes. Les contacts oraux-génitaux et oraux-anals comportent eux aussi des risques. En effet, le virus peut se transmettre si vous avez une lésion dans la bouche (saignement de la gencive, aphte, plaie). De ce fait, pour éviter tout risque, il est recommandé d'utilisé un préservatif (il en existe de différents goûts) lors d'une fellation, et d'utiliser un carré de Latex, ou du papier alimentaire pour les cunnilingus, et anulingus. De même, il est conseillé de ne pas se brosser les dents dans la demi heure qui précède et qui suit le rapport sexuel.
2) Contamination par voie sanguine
- Transmission en cas d'utilisation d'une seringue usagée pour une injection par voie intraveineuse.
- Transmission de la mère à l'enfant pendant la grossesse, l'accouchement et l'allaitement. La transmission materno-feotale est importante mais pas systématique.
- En cas de blessure avec un objet souillé de sang contaminé
III- Evolution de la maladie
1) Contamination De 0 à 48 heures maximum. Exposition au virus par voie sexuelle ou sanguine Entrée du virus dans l'organisme. Il existe un traitement préventif d'urgence pour tenter d'éliminer le virus. Contactez les urgences hospitalières. Pas de dépistage.
2) Dissémination Après 48 heures. Installation du virus dans les ganglions. Très faible concentration de virus dans le sang La prise d'un traitement ne permet plus d'éliminer le virus mais diminue nettement sa multiplication. Pas de dépistage possible.
3) Primo-infection Entre 10 et 40 jours. Multiplication intense du virus qui devient apparent dans le sang. Le virus peut être détecté dans le sang mais les anticorps peuvent encore être absents. Dépistage possible à partir du 15e jour. Traitement dit de la primo-infection afin de diminuer la multiplication du virus le plus tôt possible et d'influer sur l'avenir médical du patient.
4) Infection chronique A partir de 30 jours. Apparition des anticorps anti-VIH détectables dans le sang. L'infection peut rester de longues années silencieuse. Dépistage sérologique. Traitement par multithérapie possible dès confirmation sérologique du diagnostic.
5) Stade sida A partir de 10 ans et plus. La durée séparant la contamination de l'entrée dans la maladie peut varier énormément selon les individus, en fonction de leur biologie, du virus, des traitements... Avant les trithérapies, environ 50% des sujets séropositifs développaient un SIDA dix à onze ans après la contamination avec effondrement des défenses immunitaires. Une trithérapie peut encore, à ce stade, diminuer la charge virale et restaurer partiellement les défenses immunitaires.
IV- Le dépistage
Avoir recours à un dépistage constitue un acte volontaire et responsable, nul ne doit jamais être dépisté à son insu, et plusieurs raisons peuvent motiver cette démarche.
1) A quel moment ?
Grâce à l'évolution de la recherche et de la prise en charge des patients, il n'est plus nécessaire d'attendre 3 mois pour se faire dépister. Le plus sage en cas de prise de risque est d'entrer en contact le plus rapidement possible avec un service d'urgence ou un médecin. Dans tous les cas, n'hésitez pas à interroger vos contacts privilégiés : médecins généralistes, infirmières, plannings familiaux, associations... Ils sauront vous accompagner dans votre démarche, vous conseiller et vous orienter.
Le besoin de pratiquer un test de dépistage peut intervenir à différents moments :
- Suite à une prise de risque (si celle-ci est récente - moins de 48h, il est important de consulter un service d'urgence ou un médecin le plus tôt possible) :
- relation sexuelle non protégée
- le préservatif s'est déchiré
- partage d'une seringue ou de matériel d'injection
|*] blessure avec un objet souillé de sang
Quelle que soit la durée qui vous sépare d'une prise de risque, il est important de consulter, il existe des tests et des prises en charges correspondant aux différentes étapes de l'infection. Pour faire le point : - pour savoir où on en est par rapport à l'infection à VIH - parce qu'au sein d'un couple stable on souhaite ne plus utiliser de préservatifs - parce qu'une grossesse est envisagée ou confirmée
2) Comment avoir accès à un test de dépistage ?
- Par son généraliste
Lors d'une visite chez son généraliste, on peut aborder la question du VIH et, après examen de la situation, le médecin pourra prescrire un test qui est remboursé à 100% par la Sécurité Sociale. Son ordonnance en poche, on se rend dans un laboratoire d'analyses médicales pour y effectuer un prélèvement sanguin. Le résultat sera automatiquement adressé au médecin qui se chargera de vous l'expliquer et de vous prodiguer quelques conseils pour l'avenir. Des dépistages sont également effectués dans les centres de plannification familiale, les consultations MST. Renseignez-vous.
- Auprès d'un centre de dépistage
On peut également se rendre dans un Centre d'Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit du Sida (CDAG). Il y en a au moins un dans chaque département. On peut y trouver des documents et des renseignements sur le VIH, mais également y effectuer un test. Pas besoin d'ordonnance, ni d'être à jeûn et il n'est pas forcément nécessaire de prendre rendez-vous (se renseigner par téléphone auparavant). Au cours de l'entretien avec un médecin ou un(e) infirmier(e), on peut exposer sa situation personnelle et poser des questions. On étudie alors la nécessité d'un test et, le cas échéant, un prélèvement sanguin est pratiqué. Le résultat est remis ( en général une semaine après le test) par un médecin avec lequel on peut à nouveau évoquer sa situation et envisager les dispositions à prendre selon le résultat.
3) Le test
Un test négatif 1 mois après la dernière prise de risque signifie que l'on est séronégatif, cela ne signifie pas que l'on est à l'abri d'une contamination, il faut continuer à se protéger. A ce jour : Il n'existe aucun vaccin contre le sida. Aucun séropositif n'est jamais redevenu séronégatif. Les traitements prolongent la vie de nombreuses personnes mais ne les guérissent pas. Si le test est positif, on est porteur du virus et on peut le transmettre. Il est important de se faire suivre régulièrement par un médecin. Celui-ci pourra prescrire un traitement afin de ralentir la progression de l'infection à VIH et de prévenir certaines maladies liées à celle-ci. Ce traitement diminue également les risques de transmission de la mère à l'enfant en cas de grossesse.
V- Le Traitement Post-Exposition au VIH
Vous venez d'être exposé à une situation à risque avec une personne séropositive (blessure accidentelle avec un objet souillé de sang, rapport sexuel non protégé, le préservatif s'est percé, échange de seringue...). Réagissez dans les 48h ! En effet, vous pouvez bénéficier dans ce délai d'un traitement post-exposition, dit "prophylactique", afin de mettre toutes les chances de votre côté pour éviter l'infection. En vous rendant au plus vite à l'hôpital ou au centre de dépistage anonyme et gratuit (C.D.A.G.) le plus proche, vous pouvez éviter que le virus franchisse la barrière muqueuse et qu'il entre dans l'organisme. D'où la nécessité absolue de démarrer le traitement le plus rapidement possible après l'exposition. En France, les médecins estiment qu'au-delà de 48 h, la contamination est déjà installée. L'efficacité du traitement n'est pas assurée à 100 %. On estime aujourd'hui qu'il peut réduire de 80% au moins le risque de contamination. Le traitement est constitué généralement d'une bithérapie et parfois d'une trithérapie. Il varie selon le type d'exposition et les antécédents de santé du patient. Mais attention, il existe des contre indications au traitement, telles qu'une grossesse en cours, une maladie sévère du foie, du pancréas ou des reins, des antécédents allergiques connus à l'un des médicaments, une polyallergie ou un très mauvais état de santé. Le traitement dure quatre semaines, à raison de deux à trois prises de médicaments par jour. Mais le suivi sérologique après traitement dure ensuite cinq mois. Le patient ne sait avec une certitude absolue s'il est séropositif ou non que 5 mois après l'arrêt du traitement, soit 6 mois après l'exposition au virus du Sida. Le traitement peut engendrer des effets secondaires plus ou moins gênants selon les personnes. Les symptômes les plus couramment observés sont un état de grande fatigue, des maux de tête, des nausées et des fourmillements. Pour les assurés sociaux, le traitement est automatiquement pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale. Pour les non-assurés sociaux, le processus de prise en charge est un peu plus compliqué (beaucoup de formulaires à remplir) mais il existe.
LE FAIT QU’IL EXISTE DES TRAITEMENTS NE VOUS DISPENSE PAS DE VOUS PROTEGER !
Ces traitements ne sont jamais efficaces à 100%, et aucun ne peut encore détruire complètement le virus, ce qui veut dire qu’une fois que vous avez le virus, vous le gardez à vie.
Pour plus d’informations, contactez SIDA Info Service au 0 800 840 800 (numéro vert). _________________ >> gaya.forum@live.fr <<
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| Sujet: Re: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:38 | |
| La Syphilis
Quasiment disparue dans les années 1990, la syphilis a fait un retour tonitruant au début des années 2000. Après différentes campagnes de communication, un rapport sur la surveillance de cette infection sexuellement transmissible a été publié fin 2003. Décryptage d'une maladie sur le retour.
- Une maladie contagieuse et évolutive
La syphilis est une infection bactérienne qui se traduit par un chancre au niveau des muqueuses génitales, anales ou buccales. La maladie est extrêmement contagieuse : 30 à 40 % des partenaires d'une personne infectée risquent de développer à leur tour l'infection dans les 30 jours qui suivent le rapport sexuel. Dans sa forme primaire, elle disparaît d'elle-même au bout de 3 à 6 semaines. Sans traitement elle évolue en syphilis secondaire et dure 6 à 24 semaines, s'accompagnant d'éruptions cutanées sur le torse, les paumes ou les plantes de pied et/ou les muqueuses. La syphilis latente est le troisième stade.
Elle peut provoquer des complications neurologiques, oculaires, des atteintes cardiovasculaires ou ostéo-articulaires. La maladie est cependant facilement traitable à l'aide d'une seule injection de pénicilline, mais difficile à repérer lorsque ses symptômes ne sont pas apparents. MAIS cela ne vous dispense pas de prévenir la maladie en vous protégeant !
- Homosexuels et bisexuels : une population à risque
La réapparition de la syphilis a été jugée suffisamment préoccupante par les autorités sanitaires pour lancer une action d'information. Les messages "Faites un test rapidement : elle se traite facilement" incitant à se faire dépister ont été publiés dans la presse homosexuelle, érotique et pornographique, ainsi que par l'intermédiaire des établissements homosexuels.
L'épidémie touche principalement des hommes homosexuels ou bisexuels avec 88 % des cas déclarés, près de la moitié étant également porteur du virus du Sida. Le risque de transmission du VIH est de 2 à 5 fois plus important en cas de co-infection.
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| Sujet: Re: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:41 | |
| Hépatite B
L'hépatite B est due à un virus qui provoque des lésions inflammatoires du foie. La contamination se fait surtout par voie sexuelle, mais également par voie sanguine (aiguilles contaminées, notamment chez les toxicomanes, lors de tatouages ou de piercing…), et plus rarement de la mère à l’enfant lors de l’accouchement. Le virus est fortement contagieux, 100 fois plus que le virus HIV. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, il y aurait 350 millions de porteurs du virus dans le monde. Les zones de forte endémie (zones où la maladie est très présente) concernent principalement le continent africain et l’Asie du Sud-Est.
- Les symptômes, pas toujours présents
Dans deux tiers des cas, l’hépatite B passe inaperçue. Le diagnostic est fait à l’occasion d’un test systématique, ou suite à une fatigue inexpliquée. Comme toutes les hépatites, les symptômes, lorsqu’ils sont présents regroupent la fatigue, les maux de tête, les douleurs abdominales, les nausées, l’anorexie, puis un ictère (jaunisse) deux mois environ après le contact avec le virus. Dans ce cas, le patient a la peau et les yeux jaunes, ses urines sont peu abondantes et foncées. Les analyses biologiques montrent une augmentation importante des enzymes hépatiques (transaminases). L’amaigrissement peut être important. Rarement (moins d’1 cas sur 100), le début est beaucoup plus brutal : c’est l’hépatite fulminante qui se traduit d’emblée par des troubles de conscience puis un coma. C’est une urgence vitale. Que l’hépatite se soit manifestée ou pas, 9 patients sur 10 vont guérir spontanément, tandis que 1 sur 10 évoluera vers une hépatite chronique. Dans ce cas, l’inflammation du foie se poursuit à bas bruit, et le risque est l’apparition à long terme d’une cirrhose, puis d’une insuffisance hépatique ou d’un cancer du foie potentiellement mortel. De plus, le patient reste porteur du virus. Il est donc contagieux pour ses proches, qui doivent prendre un certain nombre de précautions : pas de partage des affaires de toilette, protection des rapports sexuels, etc.
- Quel traitement ?
L’hépatite aiguë B n’a pas de traitement spécifique. Le patient devra absolument arrêter la consommation d’alcool et de médicaments potentiellement toxiques pour le foie. Dans le cas d’une contamination sexuelle, il faut également penser à dépister et à traiter d’autres MST. On dispose aujourd’hui de deux grands types de médicaments : l’interféron pégylé et des antiviraux de nouvelle génération : l’entécavir et le ténofovir (un comprimé par jour). Par rapport aux antiviraux d’ancienne génération (la lamivudine et l’adefovir), ces médicaments ont deux grands avantages : ils sont plus efficaces contre les virus et n’entraînent pratiquement plus de problèmes de résistance. S’il est encore impossible de guérir d’une hépatite B, ces traitements permettent tout de même de stabiliser deux-tiers des patients. La réplication du virus est bloquée ainsi que l’évolution de la maladie, empêchant ainsi d’éventuelles graves complications. Le traitement doit être pris au long cours.
- Mieux vaut prévenir que guérir
L’hépatite B doit avant tout être prévenue : rapports sexuels protégés, utilisation d’aiguilles stériles pour les injections… Les professionnels de santé, qui peuvent être contaminés par des aiguilles souillées, sont systématiquement vaccinés (vaccination obligatoire). Une personne non immunisée ayant été en contact avec le virus recevra des immunoglobulines et une vaccination. La vaccination est enfin recommandée en France chez les nourrissons dans leur première année de vie et chez les personnes à risques (usagers de drogues intra-veineuses, personnes ayant des partenaires multiples ou voyageant fréquemment en zone d’endémie). Le vaccin avait été particulièrement médiatisé il y a quelques années car on l’accusait d’être responsable de certains cas de sclérose en plaques. De nouvelles études ont finalement réfuté cette association entre la vaccination et cette maladie neurologique, et à l’heure actuelle la vaccination reste recommandée chez les nourrissons.
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| Sujet: Re: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:44 | |
| Herpès
En constante augmentation, l'herpès toucherait 12 millions de Français. Bouche, organes génitaux, doigts, oeil, méninges… les localisations sont variées. Une fois dans l'organisme, le virus y restera à vie et réapparaîtra sous forme de "poussées". Prévention, complications, traitements… Trop souvent, l'herpès reste un sujet tabou dont on parle avec difficulté. Le malaise qui l'entoure est un frein à l'information sur cette maladie.
- Qu'est-ce que l'herpès ?
L'herpès est un virus qui reste à vie dans l'organisme. Il existe un virus pour l'herpès labial (HSV1) et un autre pour l'herpès génital (HSV2). L'herpès peut parfois donner des symptômes. Exemple : le bouton de fièvre.
- Une infection très répandue
Comme toute maladie virale, l'herpès est très contagieux. Dès la naissance, le bébé peut être contaminé par sa mère. Ces infections néonatales peuvent entraîner de graves séquelles et des décès. Grossesse, petite enfance, adolescence… L'herpès a des conséquences variées au cours de la vie. En France, 10 millions de personnes sont touchées par le virus. L'herpès génital concernerait 2 millions d'individus. L'herpès génital est une maladie sexuellement transmissible. Le seul contact avec la peau ou les organes génitaux suffit à transmettre la maladie. L'utilisation du préservatif est donc fortement conseillée pendant et entre les poussées. En période de crise, l'abstinence reste la meilleure protection. Vous pouvez avoir été contaminé il y a longtemps par une personne porteuse du virus et n'avoir jamais eu aucune poussée pendant de nombreuses années. Cette maladie est trop souvent à l'origine de malaises et de nombreux non-dits.
- Comment l'herpès génital se manifeste-t-il ?
Lorsque l'herpès génital entraîne des symptômes, il s'agit de démangeaisons, de brûlures, de picotements. Des douleurs peuvent être ressenties au passage de l'urine. Dans un deuxième temps, des petites cloques apparaissent. Elles se rompent et donnent des petites plaies à vifs parfois douloureuses. Puis des croûtes se forment et tombent sans laisser de cicatrices. Il faut consulter le médecin dès l'apparition des premiers symptômes afin qu'il puisse faire un diagnostic précis et prescrire un traitement adapté.
- Est-ce que l'herpès se soigne ?
Il n'est pas possible d'éliminer définitivement le virus de l'organisme. Mais il existe des traitements efficaces qui diminuent la douleur, accélèrent la cicatrisation, réduisent l'excrétion de virus et la contagiosité. Votre médecin vous donnera le traitement le mieux adapté ainsi que des conseils vous aidant à mieux vivre avec la maladie. Allez le consulter en compagnie de votre conjoint.
- Est-ce que la maladie peut revenir ?
Oui, dans la mesure où le virus reste à vie dans l'organisme. Les crises réapparaissent presque toujours au même endroit et selon un rythme variable. En réalité, moins de 10 % des personnes présenteront des poussées tout au long de leur vie. Le médecin pourra vous conseiller des traitements permettant d'éviter ces poussées (ou au moins de les espacer).
- Comment faire pour éviter les crises ?
Certaines circonstances favorisent les crises comme le soleil, le stress, la fatigue... Il faut donc essayer de déterminer ces facteurs déclenchants et de les réduire.
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| Sujet: Re: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:45 | |
| Blennoragie/ gonorrhée
(aussi appelée familièrement chaude-pisse ou chtouille)
C'est une infection des organes génito-urinaires sexuellement transmissible.
Où, quand, comment?
- Les groupes les plus touchés sont les femmes de 15 à 19 ans et les hommes de 20 à 24 ans.
- La période d’incubation est habituellement de 2 à 7 jours.
- Plus de 50 % des hommes et des femmes peuvent être des porteurs asymptomatiques de ces infections, qui sont le plus souvent localisées dans certaines parties du corps comme le rectum et le pharynx.
- Le plus souvent, les contacts sont asymptomatiques.
- Une infection chronique asymptomatique est possible.
- La présence d’une infection génitale peut faciliter la transmission du VIH.
Comment s'en protéger?
Seul le port du préservatif diminue les risques d'infections.
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| Sujet: Re: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:47 | |
| Le chancre mou
Elle est extrêmement contagieuse et ne procure pas d'immunité (on peut contracter la maladie à nouveau après avoir guéri, à l'occasion d'un nouveau contact contaminant). Les femmes sont les principales vectrices de la maladie lorsqu'elles portent la bactérie, car la symptomatologie est modérée. Chez l'homme au contraire, le chancre est très douloureux, ce qui permet une consultation médicale relativement précoce et de limiter les contaminations.
Symptômes
La maladie se manifeste après une période d'incubation variant de 24 heures à 15 jours (en moyenne 5 jours) par une petite papule rosée au lieu de pénétration de la bactérie (en général sur la verge). La lésion évolue rapidement vers une ulcération plus ou moins étendue, rosée, douloureuse, profonde, aux bords très inflammatoires et nets, d'aspect déchiquetté. À la différence du chancre causé par la syphilis, le fond du chancre n'est pas induré. Le chancre est aussi très prurigineux (il provoque d'intenses démangaisons), ce qui entraîne rapidement une auto-infestation par grattage (apparition de chancres multiples dans toute la région génitale). Les adénopathies sont plus tardives, apparaissant 2 à 3 semaines après le contact. Elles sont souvent unilatérales, et peuvent évoluer vers l'ulcération avec écoulement de pus à la peau.
- Gangrène de la verge pouvant mener à l'amputation
- Gangrène cutanée étendue
- Surinfection locale
- Association à d'autres MST (la plaie cutanée que constitue le chancre est une porte d'entrée pour les virus et les bactéries.)
Traitement
La maladie est bénigne dans la grande majorité des cas et tend à la guérison spontanée. Cependant, la douleur et les complications potentielles font conseiller un traitement antibiotique. Le ou les partenaires doivent être dépistés et traités. La recherche d'autres MST associées (en particulier SIDA et syphilis) doit être systématique.
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| Sujet: Re: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:48 | |
| Chlamydia
Stérilité, grossesses extra-utérines, douleurs pelviennes… les Chlamydiae trachomatis sont un véritable fléau. Cette infection a longtemps été minimisée chez l'homme, où elle est plus discrète. Aujourd'hui, il semblerait que cet optimisme ne soit plus d'actualité puisque près de 10 % d'entre eux seraient infectés.
Contrairement aux pays scandinaves, aucun dépistage systématique de Chlamydia n'est pratiqué en France. Ainsi, de nombreuses zones d'ombre subsistent quant au nombre de personnes atteintes. Cette infection génitale basse initiale reste souvent inaperçue et n'est diagnostiquée qu'au stade d'épididymite (chez l'homme) et de salpingite voire d'infertilité chez la femme. C'est même la première cause d'infertilité tubaire.
Qu’est-ce que c’est ?
Les chlamydia sont des microorganismes intermédiaires entre les bactéries et les virus, qui provoquent diverses maladies chez l’homme et l’animal.
Les conséquences
Très contagieuse, l'infection par Chlamydia trachomatis se transmet lors des rapports sexuels non protégés. Sournoise, cette bactérie peut être hébergée sans pour autant entraîner le moindre signe apparent. L'existence de ce portage sain rend difficile sa détection en dehors des périodes symptomatiques.
Chez l'homme, l'infection à "Chlamydia trachomatis" peut ainsi se manifester par une urétrite se traduisant par des brûlures lorsque l'on urine, des écoulements ou de simples picotements passant presque inaperçus. Une infection de l'épididyme (épididymite) ou de la prostate (prostatite) peut y être associée.
Chez la femme, "C. trachomatis" est fréquemment asymptomatique, mais peut également se traduire par des signes évoquant une infection urinaire ou une mycose. Surtout, le germe peut entraîner des infections génitales hautes avec atteinte de l'utérus et des trompes : endométrites et salpingites, qui peuvent se présenter sur un mode aigu, très bruyant avec fièvre et douleurs pelviennes. Le diagnostic est alors rarement méconnu. Mais le risque de ces infections génitales hautes est d'évoluer fréquemment de façon plus chronique avec peu de signes (pas de fièvre, peu ou pas de douleurs) et d'être non ou mal traitées. La fertilité de ces femmes est directement menacée avec un risque de stérilité tubaire de 20 % et un risque de grossesse extra-utérine de 10 %.
Les traitements
Le premier traitement de l'infection à "Chlamydia trachomatis" est, bien entendu, préventif et le seul efficace est l'utilisation du préservatif à chaque rapport sexuel. Lorsque l'infection existe et qu'elle est reconnue, ce qui n'est pas toujours le cas, il faut avoir recours aux antibiotiques pour traiter le malade sans oublier son, sa ou ses partenaires sexuels. Suivant la gravité de l'infection le médecin pourra prescrire un traitement par voie veineuse pendant quelques jours, ou d'emblée un antibiotique par voie orale. Il existe par ailleurs sur le marché un traitement monodose pouvant être utilisé notamment en prévention. Le recours à la chirurgie, en particulier à la coelioscopie, est parfois nécessaire dans les cas de salpingites chez les femmes jeunes. Elle a pour but de confirmer le diagnostic et de faciliter le traitement en réalisant un lavage abondant de l'abdomen voire le drainage d'un abcès pelvien. Elle est également, dans certains cas, la seule alternative à la fécondation in vitro lorsqu'il semble encore possible de perméabiliser à nouveau des trompes altérées par une infection mal traitée…
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| Sujet: Re: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:50 | |
| Condylomes
Les Condylomes
Les condylomes sont des excroissances indolores, ressemblant à des verrues, touchant la peau ou les muqueuses des régions anale ou génitale. Leur aspect le plus fréquent les font surnommer crêtes de coq, mais parfois, ils ne sont pas visibles à l'œil nu. Les condylomes représentent une affection de plus en plus fréquente, et se rencontrent surtout chez les jeunes. Cette maladie est causée par un virus (papillomavirus) dont la transmission est sexuelle. L'humidité (piscine par exemple) semble favoriser la contagion. Les condylomes cutanés crêtes de coq ne se transforment qu'exceptionnellement en cancer car les types de papillomavirus (il en existe une centaine) en cause sont les types 6 et 11 qui ne sont pas oncogènes. Le diagnostic se fait par observation des excroissances, par test à l'acide acétique, le frottis du col ou bien par une biopsie cutanée. Le traitement consiste à supprimer les excroissances par azote liquide, au laser CO2 ou bien par électrocoagulation. Une surveillance prolongée est nécessaire afin de dépister toute récidive éventuelle.
Le papillomavirus
Le virus du papillome humain (VPH), également appelé HPV pour Human papillomavirus, est un virus à ADN faisant partie des papovavirus. Il est responsable des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes puisque l'estimation des personnes contaminées par ce virus est comprise entre 10 et 30%. Il existe plus de 120 génotypes de papillomavirus mais seuls certains génotypes se transmettent par voie sexuelle. Les manifestations cliniques les plus connues de la contamination sexuelles sont les verrue génitalecondylomes acuminés (dits également « verrues génitales », ou « végétations vénériennes » ou « crêtes de coq »), déjà décrits par Hippocrate. Mais la gravité de cette infection est que certains génotypes sont le facteur obligatoire du cancer du col de l'utérus ; ce qui permet d'entrevoir, par la vaccination préventive contre ces virus, un espoir d'éradiquer un jour ce cancer. Les autres manifestations de l'infection à HPV comprennent la verrue vulgaire et la verrue plantaire. Enfin, la transmission bien que rare peut se faire de la femme enceinte à son enfant lors de l'accouchement.
LE FAIT QU’IL EXISTE DES TRAITEMENTS NE VOUS DISPENSE PAS DE VOUS PROTEGER ! _________________ >> gaya.forum@live.fr <<
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Inscrit le : 04 Nov 2007 Messages : 871
| Sujet: Re: /!\ Prevention MST /!\ Dim 10 Fév - 13:53 | |
| « Faites l'amour pas la guerre, les capotes coûtent moins cher que les bombes nucléaires! »
A toutes ces MST, il n'existe qu'un seul moyen de diminuer considérablement les risques d'infections. Ce moyen, vous le connaissez tous : c'est le préservatif! Nous avons donc jugé important de revenir sur les bases, et de vous expliquer comment marchent les préservatifs et comment les utiliser.
1) Le préservatif Masculin
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Comment le mettre? Sortez délicatement le préservatif de son emballage avec vos doigts, tenez-le par le réservoir et déroulez-le sur la verge en érection. Si vous voyez que vous l'avez posé à l'enver (réservoir à l'intérieur), ne le retournez pas, jetez-le et prenez-en un autre!

Précautions d'utilisation
- un préservatif est périmé au bout de 5 ans
- il ne s'utilise qu'une seule fois
- il doit être conservé dans un endroit frais et sec
- il ne faut jamais utiliser deux préservatifs l'un sur l'autre
- il doit être enlevé de sa pochette avec les mains et non à l'aide de ciseaux ou d'ustensiles coupants sous peine de l'endommager
- en cas de rapports anaux, l'usage des gels lubrifiants, vendus en pharmacie, est recommandé. Les corps gras (crèmes, huiles, vaseline par exemple) sont fortement déconseillés, car ils rendent les préservatifs poreux, et donc inefficaces.
Il existe des préservatifs sans latex pour les alergiques, demandez à votre pharmacien.
2) le préservatif Féminin

Comment le mettre? Prenez le préservatif du côté fermé, pincez l'anneau et introduisez le préservatif dans votre vagin.

Avantages de ce préservatif :
- il est très solide (moins de risque de déchirure) ;
- il peut être posé longtemps avant le rapport, ce qui n'interrompt pas les préliminaires ;
- après éjaculation, il n’impose pas le retrait immédiat ;
- il ne serre pas le sexe masculin ;
- il ne provoque pas d’allergie, car il n’est pas en latex mais en polyuréthane.
3) Le digue dentaire/buccale

La digue dentaire est utilisée pour la protection lors de rapports bouche/sexe (cunnilingus) ou bouche/anus (annulingus). Le principe est simple, il s'agit d'un carré de latex que vous appliquez entre votre bouche et le sexe/anus de votre partenaire. Vous pouvez vous en procurer toutes faites dans leur emballage, ou vous pouvez en fabriquer vous même en découpant les extrêmités d'un préservatif masculin, puis dans le sens de la longueur afin d'obtenir un carré.
Comment s'en servir ?
- Sortir la digue de son emballage ou découper le préservatif.
- Mettre un lubrifiant à base d'eau (gel à base d'eau) sur un côté.
- Appliquer le côté lubrifié contre le sexe (ou l'anus).
- Maintenir la digue avec ses doigts sur les bords, sans trop la tendre.
- Après utilisation, jeter la digue.
Il ne faut jamais utiliser deux fois une digue et toujours changer de digue si l'on passe du vagin à l'anus et vice-versa (pour éviter de transmettre des bactéries).
Voilà, maintenant vous savez tout, et si vous ne vous sentez pas capable d'effectuer de si petits gestes, votre seule solution reste l'abstinence!  _________________ >> gaya.forum@live.fr <<
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